Cette journée-là s’annonçait sans surprise. A l’issue de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), mercredi 15 avril, à peine attendait-on quelques commentaires sur les rachats de dettes publiques. Mais un imprévu a frappé les esprits. Au milieu de la conférence de presse, une militante a sauté sur la table derrière laquelle se tenait Mario Draghi, le président de l’institution. Tout en hurlant : « Stop à la dictature de la BCE ! », elle a jeté tracts et confettis au visage de l’Italien, avant d’être dégagée par les gros bras de la sécurité.

Le 18 mars, l’institut monétaire avait déjà été pris pour cible par des manifestants altermondialistes. Et ce n’est probablement pas la dernière fois. Pour la gauche radicale et de nombreux Européens, la BCE, institution non élue, incarne les politiques d’austérité infligées à la Grèce et les maux dont souffre aujourd’hui la zone euro.