La pensée économique s’inscrit désormais aveuglément dans un nouveau paradigme : nous sommes entrés dans une phase de croissance faible, d’inflation et de taux d’intérêt bas, voisins de zéro. Une phase de « stagnation séculaire », pour reprendre l’expression dominante remise à l’honneur par Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor américain et aujourd’hui professeur à Harvard.

La force du discours dominant sur la maîtrise de l’inflation conduit les Etats à modifier progressivement…